Face aux nombreuses conséquences du tourisme de masse qui déséquilibre de plus en plus les écosystèmes naturels, il est important de se tourner vers une forme de tourisme qui permet de minimiser les pressions physiques dues aux mouvements de masse sur l’environnement. Il faudra aussi pratiquer un tourisme qui permet un éveil de conscience vis-à-vis des enjeux culturels et économiques des écosystèmes visités, pour les communautés qui s’y trouvent, comme c’est le cas de l’écotourisme.

Qu’est-ce que l’écotourisme ?

Le terme fit ses premières apparitions vers 1965 avec un important mouvement de conscientisation environnementale. En 1987 Hector Ceballos-Lascurain définit de l’écotourisme comme « Forme de tourisme qui consiste à visiter des zones naturelles relativement intactes ou peu perturbées, dans le but d’étudier et d’admirer le paysage et les plantes et animaux sauvages qu’il abrite, de même que toute manifestation culturelle (passée et présente) observable dans ces zones ». Récemment, l’écotourisme encore appelé tourisme vert a été défini comme une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales. À ne pas confondre avec le tourisme durable ou le tourisme responsable qui englobent des aspects plus élargis du tourisme.

L’écotourisme pour quels objectifs ?

L’objectif principal de l’écotourisme est la préservation à long terme de l’environnement. Par ailleurs, l’écotourisme a pour but de visiter des sites touristiques, généralement les écosystèmes naturels avec l’implication des populations locales dans le respect et la préservation des lieux. Du fait des revenus et des emplois que crée cette forme de tourisme pour les collectivités locales, la motivation pour le maintien et la protection des écosystèmes naturels se trouve beaucoup plus renforcée. Par exemple, la FAO estime que près de 95% des revenus créés par l’écotourisme profitent aux collectivités locales contrairement au tourisme de masse qui ne profite majoritairement qu’aux établissements d’hébergement, aux agences de voyages et aux compagnies aériennes.